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Le CRIQ obtient un brevet canadien pour une technologie propre qui permet de traiter l’azote et le méthane en provenance des sites d’enfouissement
30 août 2018

Le CRIQ obtient un brevet canadien pour une technologie propre qui permet de traiter l’azote et le méthane en provenance des sites d’enfouissement

Un nouveau brevet canadien a été délivré au Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) pour un système et un procédé de biofiltration permettant le traitement simultané de l'azote et du méthane. Une des premières applications visées par cette nouvelle biotechnologie environnementale est l'assainissement des rejets liquides des lieux d'enfouissement, les lixiviats, et des gaz hautement dommageables qui en émanent.

Inspiré de la nature
Le procédé unique développé au CRIQ réduit de manière entièrement naturelle les gaz à effet de serre (GES) grâce à l'action des bactéries méthanotrophes. Ces bactéries ont la capacité de biodégrader le méthane, générant ainsi un GES jusqu'à 25 fois moins dommageable pour l'environnement. C'est une grande avancée par rapport aux technologies conventionnelles de traitement des eaux et un avantage certain dans le contexte du marché du carbone québécois et de la lutte aux changements climatiques.

 

Écoefficacité en milieu nordique
La biofiltration méthanotrophe a aussi pour effet de dégager de la chaleur, laquelle peut être utilisée à même le procédé pour améliorer les performances de traitement des effluents liquides (azote) en période hivernale. «Cette particularité écoénergétique s'avère très prometteuse, notamment pour les applications en climat nordique», mentionne Nicolas Turgeon, chercheur au CRIQ et coauteur du brevet.

 

Transformation et élimination accrue de l'azote
Les bactéries présentes dans le biofiltre permettent enfin de transformer et d'éliminer de manière accrue les contaminants, dont l'azote, présents dans les eaux usées. Ce procédé naturel est appelé « dénitrification méthanotrophe ». « Tant les entreprises de gestion des matières résiduelles que les municipalités peuvent y trouver leur compte », souligne Denis Hardy, président-directeur général du CRIQ.

 

Source: Communiqué de presse